Une pincée d'humeur, une poêlé d'humour, une livre de sentiments, une louche de souvenirs, un brin d'actualité. L'ensemble, épicé de convictions. A déguster de préférence chaud.
Samedi, dimanche. J’ai jeté le manche. Le manche qui vous mange. Le temps qui vous lange. Les loisirs que l’on range. 17 octobre de l’an d’avant, qui se trouve derrière(…), je titrai : « le dernier tour, le dernier jour ». Je vous promettais des lignes. Je m’offrais du temps. Promesses de gascon, disait mon tonton. Rien tenu, l’hurluberlu ! Pas le temps de jouer le mécontent. Plein de raison de déserter la maison.
C’est fait ! Je l’ai enfin inscrit dans les faits. Je me suis octroyé une parenthèse de 48 heures, immergé dans le binôme « sport et culture ». Foin de la pluie, un saut à la bibliothèque d’Estillac, avec les mots me réconcilie. Le motif, un auteur y signe son ouvrage. Pas n’importe qui. Depuis mon arbre à noix, la pie tutoie le corbeau perché sur son toit. Rapport de masse entre flocons et cendres, proximité géographique entre Tonneins et Tibet m’interpellent au bout de la table des matières. Franck Cambon va lever au rythme des pages de son ouvrage quelques mystères. 193 feuillets de papier m’espèrent aux côtés de mon oreiller et clôturent cet épisode culture.
Le ciel pleure trop fort en ce samedi trop gris. Je passe au volet sport par la fenêtre télé. Un rectangle vert dans celui de mon récepteur me propulse successivement à Cardiff puis à Saint-Denis. J’en oublierai l’eau du dehors si à l’intérieur de mes rectangles gigognes ne m’éclaboussait le partenaire des sujets de Sa Majesté frappés sur le poitrail d’un énorme O2 ! Sous tant d’eau deux, l’oxygène n’a manqué à nos coqs, évitant de suffoquer comme poules mouillées. Fermeture du volet sport et de ceux de notre demeure.
Dimanche matin, fermeture des cadrans. Dimanche matin, heures perdues, liberté retrouvée. Dimanche matin, permis de musarder, permis de musée. A Agen, entre théâtre et mairie, se niche une boite à culture assez secrète. Venus entre Garonne et Masse voir nus et Vénus du Mas, nous voici repartis la tête belle de tant de sculptures, peintures et mobiliers issus d’autres temps. Il faudra retourner, la faute à cet avare, ce satané temps. Pas celui du ciel, celui des cadrans. Fin de culture.
MAXDESTILLAC